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SURDOSES ET DÉCÈS LIÉS À LA CONSOMMATION DE DROGUES DE RUE La - Direction de santé publique de Montréal fait le point sur la situation

Montréal, le 5 juin 2014 – Le nombre de surdoses liées à la consommation de drogues de rue évolue et demeure très préoccupant. La Direction de santé publique (DSP) de l’Agence de santé et des services sociaux de Montréal enquête maintenant sur 28 cas d’intoxications sévères, dont 15 décès, liés à la consommation de drogues de rue. Ce nombre de décès est trois fois plus élevé qu’attendu.

Des cas sont survenus chez des personnes qui consomment de l’héroïne, de la cocaïne ou des comprimés contrefaits par injection, par voie nasale ou par inhalation. Les personnes touchées sont âgées entre 20 et 65 ans. Certaines d'entre elles sont des consommateurs occasionnels. 

Cette situation s’étend probablement à l’extérieur de Montréal. Des cas de surdoses auraient été rapportés dans les régions de l’Outaouais, de Laval et des Laurentides. Cependant, nous ne disposons pas d’information précise quant à la nature ou à l’ampleur du phénomène dans les autres régions de la province.

Conseils aux consommateurs

La DSP recommande aux personnes qui consomment des drogues d’être vigilantes à des changements dans l’apparence de la drogue, de ne pas consommer seules, de réduire leur dose, de s'injecter plus lentement et de contacter le 911 dès l’apparition de tout signe ou symptôme inhabituel.

« Je voudrais mettre en garde les personnes qui consomment, de manière régulière ou occasionnelle, des drogues par injection, par inhalation ou par voie nasale d’être prudentes. La composition de la drogue qu’ils vont consommer risque d’être modifiée par des produits de coupe qui peuvent augmenter la puissance des effets, provoquer des arrêts respiratoires et causer la mort », de souligner le directeur de santé publique, le Dr Richard Massé. 

Un deuxième appel à la vigilance à l’intention du réseau et des partenaires

La DSP de l’Agence de Montréal poursuit son enquête et rehausse la vigilance avec la collaboration de nombreux partenaires afin de mieux caractériser le risque.

« La DSP de l’Agence de Montréal demande aux médecins et infirmières des soins intensifs et des salles d’urgences de signaler les cas de surdose qui nécessitent une assistance ventilatoire, des manœuvres de réanimation, une hospitalisation ou ayant entrainé le décès. Dans le cadre de l’enquête de santé publique, la DSP leur demande de procéder à des prélèvements de sang pour mieux documenter la situation et surtout identifier la ou les substances en cause », d’ajouter Dr Massé. 

L’enquête se poursuit

Plusieurs changements dans la composition des drogues consommées sont suspectés chez les cas signalés. Cependant, tous les cas sont toujours sous enquête. Il est donc encore trop tôt pour dire si l'ensemble de ces décès et intoxications sont directement liés à une seule substance.

Dans ce dossier, la DSP de Montréal collabore avec le réseau de la santé et des services sociaux, les groupes communautaires, le Bureau du coroner, l’Institut de santé publique du Québec ainsi que le Service de police de la Ville de Montréal.

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Source : Agence de la santé et des services sociaux de Montréal

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